
Guide de voyage
Les quartiers de São Paulo
Les quartiers incontournables à visiter à São Paulo
Comme dans toute métropole, à São Paulo chaque quartier a son propre tempérament, et nourrit une identité forte : du côté du quartier des affaires, les gratte-ciels se hissent toujours plus haut autour de l’avenue Paulista et absorbent l’affluence matinale de ses rues comme des éponges, à l’exception du dimanche, où l’avenue devient piétonne, et se vit à ciel ouvert. Mais ne vous méprenez pas, la zone est toute aussi vivante de nuit, et à São Paulo, mieux vaut avoir son café favori à proximité directe avec son lieu de travail (non pas parce que les Brésiliens aiment particulièrement le café, mais parce qu’on n’y aime particulièrement pas les bouchons) !
Quant à Higienopolis, zone raffinée et huppée dont le nom semble tout droit sortir de la créativité du rédacteur d’Asterix et Obelix, le quartier plaira autant aux amateurs d’architecture qu’à ceux qui saturent du béton, car entre les bâtiments tantôt historiques, tantôt avant-gardistes, les allées se bordent de palmiers, et on souffle à l’ombre des immenses arbres du parque Buenos Aires qui apparaît comme une oasis fertile en pleine jungle urbaine.
Mais le véritable joyau de Sampa, où l’on aime autant trotter en baskets que flâner en sandales, c’est indéniablement le Parque d’Ibirapuera et ses 158 hectares, une ville verte dans la ville… Non, grise n’est pas le mot, ce serait même un affront pour le quartier de Vila Madalena ! Le parc, qui a visiblement la même échelle des grandeurs que la ville, compte trois lacs, trois musées (musée d’art moderne, d’art contemporain et afrobrésil), des jardins aménagés, des bâtiments caractéristiques du style d’Oscar Niemeyer, de nombreux terrains de sport, et des étals d’eau de coco au goût délicieux.
Pour un aperçu de la maîtrise de l’art Pauliste, direction Vila Madalena, l’âme bohème de la métropole. Les artistes ont fait des façades du quartier leur toile préférée, et son décor évolue selon leurs humeurs, leur créativité et ce qu’ils veulent raconter. Et le plaisir des yeux y est aussi important que le plaisir de l’assiette ! Les marchés artisanaux et gastronomiques se succèdent dans ses rues, les escaliers décorés mènent à des points de vue spectaculaires au coucher de soleil, certaines ruelles vibrent au funk et à la MPB (Música popular brasileira), on traverse le Beco do Batman comme une exposition en plein air, bref, tout prétexte est bon pour y rester.
Liberdade est à se demander si on se trouve toujours au Brésil. Le quartier troque les lampadaires classiques pour des andons rouges et blancs, et vous fait radicalement changer de décors. Réputée pour être la seconde plus grande concentration de Japonais en dehors du Japon, on compte désormais dans ce quartier autant de communautés coréennes ou encore chinoises, qui lui valent fièrement le titre de “quartier oriental” de la ville. Et si São Paulo a de vraies allures de fourmilière, c’est d’autant plus le cas à Liberdade. Les files d’attente des petits restaurants traditionnels d’où se dégagent de délicieuses effluves de ramen débordent régulièrement sur le trottoir, mais il suffit de s’aventurer plus en profondeur pour dénicher de délicieuses adresses encore confidentielles.
Ville de gratte-ciels et d’immeubles capables de contenir l’intégralité d’un village alsacien, le maître incontesté de l’architecture brésilienne, Oscar Niemeyer, a de toute évidence grandement participé à la verticalisation de la ville. Son travail va même au-delà de l’architecture, et porte une volonté profonde de mémoire : Et on ressent son influence dans les façades modernistes aux apparences curieuses, colorées, et inédites de la ville.














