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Guide de voyage

L'Amazonie

L’exubérante forêt d’Amazonie, au coeur du Brésil

Un incontournable lors de votre voyage au Brésil.

La plus vaste forêt tropicale au monde, qui de son simple nom suffit à évoquer une nature brute, abondante, et un sanctuaire de vie sauvage absolument unique, représente près de la moitié de la surface du Brésil.

L’origine du nom “Amazonie” remonte au XVIe siècle, suite à la rencontre entre des femmes indigènes et Francisco de Orellana, navigateur et explorateur espagnol, au bord du fleuve. Il pensait à tort avoir fait la rencontre d’Amazones, ces célèbres femmes guerrières issues de la mythologie grecque.

Une biodiversité à la richesse incomparable

Terrain de jeu favori des biologistes, l’Amazonie, c’est une large étendue de forêts fertiles partagée par huit pays d’Amérique du Sud, et dont le Brésil s’est gardé le plus gros morceau, soit près de 60% du territoire. Ses habitants à quatre ou deux pattes fascinent autant que ses paysages, et c’est plus de 10% de la faune mondiale, dont près de 3000 espèces de poissons, 400 de mammifères, 1300 d’oiseaux et 170 de reptiles qu’on observe à travers le feuillage, depuis une pirogue ou derrière nos jumelles, pour la plupart endémiques, et menacés d’extinction : la discrète rainette jaguar aux yeux oranges, l’immobile paresseux au sourire niais, l'emblématique jaguar, farouche et intouchable, la harpie féroce, au regard noir et à la crête de plume, ou le dauphine rose et son long bec couvert de vibrisse, entre autres.

La curiosité laisse rapidement place au frisson, car l’Amazonie défie les plus téméraires et vous plongera dans un cadre absolument inédit. Les reptiles abondent dans les hautes herbes, les piranhas s'excitent dans les eaux troubles de l’Amazone, et les primates se balancent de branche en branche depuis la canopée en hurlant des cris lointains.

Alors non, contrairement à ce qui est largement médiatisé, à tort, le surnom qu’on lui attribue de “Poumon de la Terre” repose sur une vague exagération, avec pour origine une statistique erronée et trop largement relayée, affirmant qu’elle produirait 20% de l’oxygène que nous respirons. En réalité, le taux exact de sa production d’oxygène ne justifie pas l’urgence de sa conservation, c’est plutôt son rôle crucial dans la régulation du climat et la préservation de la biodiversité du continent qui en font un écosystème vital pour l’humanité.

La forêt amazonienne au Brésil
La forêt amazonienne au Brésil

Côté découvertes, l’Amazonie est un voyage à elle seule qu’on classe au rang d’exception.

Manaus, troisième plus grande métropole du Brésil et première colonie portugaise en Amazonie, fait office de porte d’entrée majeure pour les visiteurs. La ville se trouve au confluent du Rio Negro et du Solimões, qui se rejoignent quelques kilomètres plus loin pour former l’Amazone aux eaux calmes et profondes, soit le plus long fleuve au monde.

Et ici, les activités sont nombreuses et principalement de l’ordre du contemplatif. Pendant quelques jours, on se couvre des bras jusqu’aux chevilles, jumelles pendantes au cou et lampe de poche à la main, et on s’aventure dans les profondeurs des forêts pluviales à la recherche d’animaux colorés, insoupçonnés et sauvages, accompagnés d’un guide qualifié et naturaliste, de jour comme de nuit. Vous pourrez vivre l’Amazonie à pied, en kayak, en pirogue ou en bateau, l'œil toujours alerte aux curiosités qui vous entourent, et les options d’hébergement vont du camping (hors camping sauvage), aux lodges nichés au cœur de la jungle, en passant par les croisières fluviales et la nuit en hamac chez l’habitant.

Et si vous vous y aventurez, vous entendrez sans nul doute parler de peuples “autochtones” ou “indigènes”, deux termes qui désignent les habitants d’une terre, mais dont il est important de saisir la subtilité qui les distingue. On entend par “autochtones” une notion de continuité historique, de peuples natifs de leurs terres depuis des générations, installés avant l’invasion des colons et dont le territoire est aujourd’hui majoritairement occupé par une société et un peuple aux origines et à l’art de vivre différent. Le terme “indigènes”, quant à lui, désigne une personne née sur les terres qu’elle habite, sans cette dimension générationnelle. Les deux termes sont néanmoins assez proches selon les définitions, à la différence d’une connotation à tendance négative du terme “indigène” en France, dû à un lexique au lourd passé et à l’usage autrefois colonial. Au Brésil, en revanche, “indígena” reste le terme couramment employé.

Le tourisme communautaire est également largement développé en Amazonie, et si la faune et la flore affluent en abondance, ce vaste territoire est également peuplé de milliers d’autochtones et de communautés, dont un fin pourcentage n’a jusqu’alors jamais établi de contact avec les sociétés modernes. Il est toutefois possible de partager un temps le quotidien de ceux qui peuplent l’Amazonie, en partant à la rencontre des communautés ribeirinhas qui occupent les rives des fleuves amazoniens, ou des Caboclos, ce nom attribué aux communautés métissées, descendantes d’indigènes et de colons portugais.

Ceux au programme bien rempli privilégieront un court séjour de trois jours pour une première introduction à ce monde complètement à part, mais privilégier cinq à sept jours sur place vous permettra de vivre une expérience bien plus immersive, car au plus vous vous enfoncez dans les confins de ses forêts, au plus, vous augmentez vos chances de diversifier vos rencontres avec les petits (et grands) habitants de la jungle.

Et si cet environnement vous semble trop fragile et hostile, sachez que l’écotourisme participe activement à lutter contre la déforestation, et encourage l’émancipation des communautés locales dont les activités principales ont été biaisées par l’activité humaine et les différentes industries dans ces régions. Un tourisme qui pèse son poids dans l’économie locale, et tend à rediriger l’intérêt vers la préservation plutôt que la destruction.

Quand visiter l’Amazonie au Brésil ?

Quand visiter l’Amazonie ? En ce qui concerne la période à privilégier, bonne nouvelle, il est possible de visiter l’Amazonie tout au long de l’année, bien que certaines saisons sont à privilégier selon votre tolérance des averses.

  • De décembre à mai, le climat est de saison, humide, et donc idéal pour les férus d’activités aquatiques, allant du kayak à la baignade, sans oublier les excursions en forêts inondées. Les pluies torrentielles sont en revanche très fréquentes, bien qu’elles ne durent jamais très longtemps.
  • Quant à la saison sèche, qui se tient de juin à novembre, les excursions terrestres sont tout aussi praticables que les excursions nautiques, à la différence qu’au plus on s’approchera de la fin de saison, au plus la sécheresse impactera le niveau d’eau, rendant certaines zones impraticables en bâteau, tout en ouvrant le champ des possibles en termes de randonnées !

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