
Guide de voyage
Guide de Rio de Janeiro
Un séjour au Brésil, à Rio de Janeiro
Rio en a fait tomber plus d’un dans ses filets. De Duran Duran à Barry White, on ne compte plus les déclarations d’amour que la ville a reçues, écrites en poèmes ou chantées en chansons. Il suffit d'évoquer son nom pour que se sculpte dans notre imaginaire cette baie légendaire surplombée par de hauts monticules rocheux. Capitale de l’émotion, à Rio la douceur de vivre est magnétique, et on ne peut se faire la promesse de ne jamais y retourner. On y vient d’abord pour voir, s’initier, découvrir, puis on finit par songer à y rester. À Rio tout est intense, en perpétuel mouvement, solaire et exubérant. Un voyage à Rio de Janeiro, c’est la promesse de goûter à la véritable Felicidade.
Rio de Janeiro en quelques chiffres incontournables
On peut voir la métropole comme un véritable colosse : elle compte près de 6,7 millions d’habitants, et plus de 12 millions dans son agglomération.
- Le légendaire Corcovado veille sur la ville à 710 mètres de haut,
- Ce sont plus de 35 km de plage urbaine où on se prélasse,
- Une jungle subtropicale de 3 953 hectares, dans le parc national de Tijuca,
- Officiellement fondée le 1er mars 1565,
- Ayez toujours un paréo de côté, car la température moyenne annuelle est de 23,2 °C, pour environ 250 journées ensoleillées par an.
Lors de votre voyage à Rio de Janeiro, il sera difficile de résister à l’appel des plages mythiques comme Copacabana ou Ipanema.
Une ville de contrastes & un art de vivre à la Carioca
Rio, c’est la ville du paradoxe et de la romance chantée en Bossa Nova. Les favelas débordantes de couleurs côtoient les hautes tours de verre qui accueillent les touristes venus du monde entier, et la ferveur religieuse valse avec l’euphorie des lundis soir et des carnavals. Ici, tout est fait avec passion, des Altintas partagées les pieds dans le sable aux caïpirinhas servies habilement dans une roda de samba.
Et être Carioca, ça ne s’apprend pas. Ça s’observe, ça se ressent, ça s’imite, mais ça ne s’égale pas. À Rio on vit dehors, les pieds dans le sable, face à la mer. On ne s’active qu’à la nuit tombée quand commencent à résonner les tambours dans les ruelles de Lapa, ou au petit matin pour la séance de sport quotidienne. L’hospitalité, le sourire et la gentillesse ne sont pas de la politesse, c’est une manière d’être. Et comme on prend le temps, on est forcément plus patient. Un séjour à Rio de Janeiro, c’est aussi s’imprégner de cet art de vivre unique.


Écosystèmes et beautés naturelles
Avec la plus grande jungle urbaine au monde, le littoral couvre les hauteurs d’une mata Atlantica humide où les singes hurleurs se balancent de branche en branche, quand, en contrebas, les plages sont organisées en stations balnéaires, offrant des activités de randonnée qui rivalisent avec celles des Chapadas. Enfin, le Pain de Sucre se dresse majestueusement, plus fort qu’il n’y paraît.
La ville de Rio coche toutes les cases. Ici, on prend le temps, mais certainement pas le temps de s’ennuyer. La cité des dieux parle aux amoureux de la nature, et vous verrez qu’elle sait se montrer généreuse : la Baie de Guanabara se fait douce par endroits et sauvage dans les nombreux repères de surfers, les hautes falaises sur lesquelles s’encastrent les maisons des favelas jaillissent de part et d’autre de la ville avec à leur sommet les panoramas les plus enviés, et les petits îlots reculés comme Gigoia nous rappellent que, même dans une ville tentaculaire, on n’a pas à aller bien loin pour déconnecter radicalement.



Que voir à Rio de Janeiro ?
Une chose est certaine quant à la ville de Rio, elle sait faire parler d’elle et de ses icônes. Les lieux de rendez-vous incontournables abondent, autant pour faire la fête, danser quelques pas de samba, trinquer au coucher du soleil ou cocher une nouvelle trilha sur notre RoadBook. Et le Lago Rodrigo de Freitas en a regroupé la plupart en un beau tableau : depuis ses berges, on aperçoit l’emblématique Christ Rédempteur, dont l’accueil paraît aussi généreux que celui des cariocas, les inséparables dois irmaos qu’on grimpe à l’aube pour un lever de soleil magique, et les familles de capybaras qui profitent elles aussi du point de vue, les pattes dans l’eau.
Le célèbre stade Maracana est le cœur spirituel de la ferveur, de la passion et de la fierté brésilienne. Pelouse de toutes les légendes et de tous les exploits, les supporters y battent également le record de la plus forte affluence lors d’un match de football. Précisément celui disputé à l’occasion de la finale du mondial en 1950, disputée par l’Uruguay et le Brésil. C’est plus d’un demi-siècle d’histoire d’anthologie du football brésilien qu’on parcourt entre ses murs, des vestiaires à la salle de presse, mais toute la beauté de ce stade se révèle lorsque ses gradins s’animent aux chants des supporters.
Le Pain de sucre, qu’on atteint en téléphérique, en grimpant à même la roche, ou qu’on survole en hélicoptère, constitue ce petit truc en plus de 396 mètres de haut, mais qui change tout, dans le panorama de Rio. Et l’amour de la fête atteint ici des sommets : chaque fin de semaine du mois de décembre, un Dj set s’installe sur les hauteurs du mont Urca, pour un coucher de soleil sensationnel, c’est le cas de le dire.
Et pour goûter à l’âme bohème de la ville, direction le quartier de Santa Teresa, un repère d’artistes où les galeries et les terrasses se tiennent à flanc de montagne, et où dévale l’escalier le plus célèbre et coloré du Brésil : l’escalier Selarón, une œuvre de l’artiste chilien Jorge Selarón qui relie Santa Teresa à Lapa par plus de 2000 mosaïques rapportées de 120 pays différents.
Ceux qui aiment prendre leur temps se déplaceront à vélo pour un trajet plus contemplatif, tandis que les curieux au programme chargé opteront pour les nombreux services de VTC à disposition. Et petit conseil, la vue est tout aussi belle la fenêtre fermée, si vous tenez à votre téléphone !
Capoeira de jour, samba de nuit
Sur la plage ou au bord des lacs, la chaleur des matinées s’accompagne d’une noix de coco fraîche, de quelques joggeurs, et de danseurs de capoeira. Difficile de se lasser du spectacle, cet art martial camouflé en danse aux origines angolaises et bahianaises a ce je ne sais quoi d’hypnotique, peut-être le son métallique du berimbau, instrument totem de la capoeira, ou la souplesse et l’agilité des danseurs. Et quand vient la nuit, les percussions s’affolent et la samba bat son plein. Ici pas d’excuse pour ne pas essayer, chaque main tendue est une invitation à apprendre à danser, on chante en cœur un répertoire qui deviendra rapidement familier, on encercle les joueurs de surdo, d’agogô et de tambourin et on tape du pied ce sol qui a vu naître cette danse emblématique du Brésil.



Rio les pieds dans le sable
Rio se vit en tongs Havaïanas, lunettes au nez et serviette prête à être dépliée à tout moment. De Copacabana à Leblon, les plages se colorent aux parasols et aux serviettes qui s’y entassent. Le littoral déborde de vie, les cariocas se rejoignent en face-à-face pour disputer un futevôlei (ou foot-volley), ou en cercle pour une partie d’altinha, que les mordus de football appelleront brésilienne, et vous verrez rapidement qu’ici, on ne triche pas avec la technique. Et la technique, elle s’observe aussi les pieds fixés sur une planche à dompter les vagues azur de la côte. Longeant la promenade, les “postos” servent de repère aux Brésiliens qui viennent se détendre ou rejoindre des amis. On préfèrera le posto 10 pour un après-midi tranquille, ou le posto 9 pour sa musique et son côté branché, puis on se rejoint au posto 7 pour le légendaire coucher du soleil sur les Dois Irmãos. Impossible donc, d’imaginer un voyage à Rio de Janeiro sans goûter à l’effervescence de ses plages.
Saveurs locales et spécialités brésiliennes
Se détendre à Rio, c’est primordial, mais hors de question de le faire avec le ventre vide. La culture se savoure aussi bien qu’elle se danse, et la cuisine locale a de quoi faire trémousser les papilles : la généreuse feijoada y est un rituel, délicieusement colorée par ses haricots noirs mijotés, les pao de queijo encore fumants viennent combler les petites faims, et les arômes braisées de la galleto al primo en font un incontournable de toute première visite de la métropole. Les étals des marchés regorgent de fruits exotiques aux noms aussi appétissants que leurs formes ; carambole, acerola, maracuja, jabuticaba, et ceux en quête de fraîcheur apprécieront les jus frais qu’on se dégote un peu partout.



À quelle saison visiter Rio de Janeiro ?
Et si on peut penser que Rio ne dort jamais, la chaleur, elle non plus, ne prend pas de congés (bien que 22° suffise à ce qu’on y sorte les vestes d’hiver). La ville se visite toute l’année, bien qu’elle enregistre de forts pics de chaleur et des pluies chaudes de décembre à avril, elle rencontre aussi des pics de fréquentation démesurés lors de son célèbre Carnaval qui chevauche les mois de février et mars. Pour ceux qui n’aiment pas se mouiller, on recommandera la saison sèche, à savoir les mois de mai à novembre, quand les températures s’adoucissent et dépassent rarement les 23°.
Vous l’aurez compris, Rio de Janeiro est une cité d’icônes, allant des plages emblématiques à l’esprit Carioca, qui incarne la beauté brute et la passion ardente du Brésil. Rio, on l’aime ou on l’adore, et on la vit à pleine intensité, autant sous le soleil que sous un ciel gris.














