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Guide de voyage

Guide de Rotorua

Située dans l’île du Nord de la Nouvelle-Zélande/Aotearoa, à environ trois heures de route d’Auckland, Rotorua est l’une des destinations les plus singulières du pays. Ici, la terre fume, gronde, bouillonne. Construite sur un champ géothermique actif, la ville attire depuis plus d’un siècle les voyageurs en quête de bains chauds, de paysages surréalistes et de culture. Car Rotorua, ce n’est pas seulement une curiosité volcanique : c’est aussi un centre majeur de la culture māorie vivante et un point de départ idéal pour explorer forêts, lacs, rivières et aventures en plein air.

Rotorua
Wai-O-Tapu
Rotuara

Phénomènes géothermiques et bien-être

À Rotorua, ce n’est pas la vue qui vous frappe en premier, mais l’odeur. Un petit parfum d’œuf pas tout frais : le soufre, cadeau des entrailles fumantes de la terre sous vos pieds. Partout dans la ville, la géothermie est aussi visible, palpable : mares de boue en ébullition, fumerolles s’échappant du sol, bassins d’eau turquoise bordés de cristaux minéraux. Rotorua repose sur l’un des systèmes géothermiques les plus actifs de l’hémisphère sud. Parmi les sites les plus impressionnants, Wai-O-Tapu se distingue par ses couleurs irréelles, comme la palette d’un peintre complète : jaune soufre, vert acide, orange brûlé. À Te Puia, Pōhutu, le plus grand geyser actif de l’hémisphère sud, surgit plusieurs fois par jour à plus de 30 mètres de hauteur. Et en plein centre-ville se trouve Kuirau Park, un grand parc public où vous marchez entre bassins fumants, passerelles en bois et mares de boue bouillonnante. Ici, pas de ticket d’entrée : juste la vapeur dans l’air, l’odeur du soufre, et quelques visiteurs venus tremper leurs pieds dans les bains chauds. 

La géothermie de Rotorua, c’est aussi un art de vivre et de bien-être. Dans des établissements comme Hell’s Gate ou le Polynesian Spa, vous vous enduisez de boue minérale, flottez dans un bassin d’eau thermale à ciel ouvert ou profitez d’un bain chaud au bord du lac, enveloppé de vapeur. La chaleur de la terre devient soin, apaisement et parfois même médecine naturelle. Et parfois, cette chaleur structure aussi un mode de vie. À Whakarewarewa, un véritable village māori toujours habité, les familles cuisinent encore dans des steam boxes creusées à même le sol, se lavent dans des piscines naturelles et vivent chaque jour au rythme de la terre chaude. Un lieu rare, où culture et nature sont étroitement liées et qui marque le point de départ parfait pour une rencontre plus profonde avec le monde māori.

New Zealand Māori Arts and Crafts Institute
Culture Maori

Une terre d’identité māorie

Ici, la culture māorie est partout. Elle se vit au quotidien. Il faut dire que la région où se trouve Rotorua, Te Moana-a-Toi / Bay of Plenty, est l’un des territoires d’Aotearoa où la population māorie est la plus nombreuse. Plusieurs iwi (tribus) y sont établis depuis des siècles, notamment Te Arawa, le grand groupe tribal auquel appartiennent les habitants de Rotorua. Leur histoire est profondément liée à cette terre et leur présence reste centrale aujourd’hui. Pour mieux comprendre cet héritage māori, plusieurs lieux méritent le détour. À Te Puia, en plus des geysers, vous pouvez visiter le New Zealand Māori Arts and Crafts Institute, une école fondée dans les années 1960 pour préserver et transmettre les savoir-faire traditionnels : sculpture sur bois, tissage, gravure sur os… Les apprentis y travaillent en public, guidés par leurs maîtres, dans un esprit de continuité. C’est un lieu de création, de transmission, de fierté. En sortant, vous passez par le Kiwi Conservation Centre, un espace discret où vous pouvez observer, dans une volière nocturne, l’un des animaux les plus emblématiques de Nouvelle-Zélande. Le kiwi est timide, menacé, rarement visible à l’état sauvage. Ici, tout est fait pour le protéger et pour vous permettre de le découvrir sans le déranger. 

Le soir, vous pouvez aussi assister à une soirée culturelle (haka, chants, danses, repas hangi) dans l’un des centres animés par les communautés locales, comme le Mitai Māori Village, au bord d’un ruisseau sacré, ou le Tamaki Māori Village qui recrée le cadre d’un village ancien. Ces lieux proposent une immersion respectueuse dans les traditions māories, avec un vrai sens de l’accueil. Ce ne sont pas des spectacles figés, mais des moments de partage, souvent chaleureux, parfois très émouvants. La culture māorie à Rotorua s’exprime au quotidien. Vous verrez des panneaux bilingues, vous entendrez des conversations en reo māori dans les files d’attente du supermarché, vous croiserez des wharenui (maisons de réunion) bordées de totems sculptés et pourrez acheter un collier en pounamu (jade néo-zélandais) à un artisan local.  Le lien au territoire, aux ancêtres, à la langue reste fort. Il se ressent sans qu’on ait besoin de le chercher.

Excursions autour de Rotorua

Autour de Rotorua, la nature est partout. Des forêts à perte de vue, des lacs aux reflets changeants, des sentiers qui s’enfoncent dans la verdure ou grimpent sur les hauteurs. On a vite envie de sortir marcher, pagayer, rouler, respirer. Le lac Rotorua, juste au bord du centre-ville, offre une première échappée douce. On y croise des cygnes noirs, quelques pêcheurs à la ligne et l’on aperçoit Mokoia Island, posée au milieu du lac. Cette île volcanique, lieu sacré pour les Te Arawa, n’est accessible qu’en petit groupe et avec l’accord des gardiens māoris. Plus sauvage, le lac Tarawera est entouré de collines épaisses. Vous pouvez y accéder à pied ou par bateau‑taxi, pour randonner, vous baigner ou vous prélasser dans les sources chaudes naturelles au bord de l’eau, souvent désertes en semaine. Au lever du jour, la brume reste accrochée aux arbres, l’eau fume un peu : une ambiance presque irréelle.

Côté forêt, ne manquez pas la Redwoods Forest, à cinq minutes du centre. Ces grands séquoias californiens, plantés il y a plus de cent ans, forment un monde à part, apaisant et silencieux. Plusieurs sentiers balisés permettent de se promener à son rythme, au sol ou dans les airs grâce au Redwoods Treewalk, une passerelle suspendue entre les arbres. Si vous aimez le vélo, jackpot : plus de 180 km de pistes de VTT, en sous-bois, pour tous les niveaux.

Et pour prendre un peu de hauteur, direction la Rotorua Skyline. Une télécabine grimpe au sommet du mont Ngongotahā, d’où la vue s’ouvre sur la ville, les lacs et les collines alentour. Là-haut, on peut marcher, descendre une piste en luge, voler en tyrolienne, ou simplement s’attarder en terrasse autour d’un verre de vin local.

À Rotorua, la nature est facile d’accès, généreuse et variée. Elle vous tend les bras, parfois fumants, parfois mousseux, et vous invite à découvrir, à ralentir ou à vous dépenser, selon l’humeur du jour.

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