
Guide de voyage
Le berceau de la culture Maori
Avant d’être une île, Te Ika-a-Māui est une histoire.
Une légende transmise de génération en génération par les** peuples māori** selon laquelle le demi-dieu Māui, à bord de son waka (canoë), aurait remonté des profondeurs de l’océan un poisson gigantesque à l’aide d’un hameçon magique. Ce poisson sacré serait devenu l’île du Nord de Nouvelle-Zélande : sa tête repose au sud vers Wellington, sa queue s’étire tout au Nord jusqu’au cap Reinga. Entre les deux, ses montagnes, ses vallées, ses rivières, seraient les marques laissées par les frères jaloux de Māui, qui découpèrent le poisson alors qu’il palpitait encore. Ce récit n’est pas un simple mythe. Il dit quelque chose de profond sur l’âme du pays.
En parcourant l’île du Nord, vous marchez sur un territoire vivant, façonné par les liens profonds qui unissent les peuples māori à la whenua, la terre. C’est ici que vivent encore la plupart des iwi (tribus) et le reo māori, la langue ancestrale, y revient en force : dans les écoles, les médias, les panneaux de signalisation mais aussi dans les salutations ou encore les noms que l’on donne aux enfants.
Sur la côte Est, dans les terres du peuple Ngāti Porou, vous pourrez assister au premier lever de soleil sur Aotearoa. À Rotorua, territoire du peuple Te Arawa, les pōwhiri (cérémonies d’accueil) vous ouvriront les portes des marae, ces places tribales où la culture se partage au rythme des chants et danses traditionnels.
Au cœur de Te Tai Tokerau, le Northland, vous plongerez dans l’histoire du pays à Waitangi ou découvrirez la profonde spiritualité du cap Reinga, ce lieu sacré où les esprits des défunts quittent le monde vivant, porté par le vent vers Hawaiki, la terre ancestrale.
De la tête à la queue du poisson de Māui, chaque recoin de l’île du Nord vous dévoilera une partie de sa légende.





















