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Guide de voyage

Le Canyon de Colca à Arequipa

Le Canyon de Colca à Arequipa, le repère des condors

Et la région d’Arequipa est allée jusqu’à creuser dans les entrailles de la terre pour faire ressurgir une énième merveille : le Canyon de Colca, un hymne à la verticalité, à l’immensité de la nature et à la démesure. Profond de plus de 3 400 mètres, il se hisse loin devant le grand Canyon, précisément à la seconde place au rang mondial. Le long de ses parois abruptes, plus de 8 000 hectares de cultures en terrasses se suspendent à la roche depuis plus d’un millénaire, façonné par les peuples ancestraux Collaguas et Cabanas.

Dans les villages comme Chivay, Cabanaconde ou Yanque, la vie a créé son propre rythme, animée par les marchés et les danses traditionnelles, et les communautés comme celle de Coporaque vous partagent avec passion leur quotidien et les secrets bien gardés du Canyon. Et Chivay, aux portes de ce dernier, est certainement le plus populaire. Il invite à la détente, plongé dans les bains thermaux de La Calera après une bonne randonnée, et dispose d’un observatoire astronomique et d’un planétarium, tous deux reconnus pour offrir des conditions optimales à l’observation des différentes constellations qui veillent sur le pays.

On se rend à Coporaque pour rencontrer le vrai Colca, celui des communautés, des traditions, des danses ancestrales, plus rurale que son voisin Chivay, et profondément attaché à ses racines. Ses terrasses agricoles ont été érigées dans un premier temps par les Collaguas, un peuple autochtone pré Inca. Puis elles ont appartenu à l’Empire Inca de Pachacutec, pour finir réinventées par les conquistadors espagnols au XVe siècle. Et pourtant, ici les coutumes ont survécu au temps, et c’est aujourd’hui la communauté Coporaque qui rend hommage aux traditions dont elle a hérité. Et les habitants partagent volontiers leur quotidien avec ceux qui le souhaitent ! On y apprend quelques mots en Quechua, le dialecte majoritairement parlé dans la vallée, on y pratique des rituels d’offrande à la Pachamama, on célèbre les fêtes ancestrales, on y danse le Wi’iti en honneur à l’amour, ou le Ccamile pour encourager la fertilité des terres, on participe aux récoltes de pommes de terre, maïs ou quinoa, et on découvre ces vallées fertiles et la lagune qui les borde à dos de cheval. Dans le village de Coporaque, les légendes d’antan ne sont pas seulement transmises de bouche à oreille, elles s’observent, se comprennent. À son sommet, les quelques squelettes d’anciens habitants qui gisent encore dans les tombes de Yuraq Qaqa témoignent de la présence de l’homme depuis des décennies.

Et s’il y a bien un lieu à ne pas manquer, c’est le Mirador de la Cruz del Cóndor à 3 800 mètres de haut, où, dès l’aube, les plus grands rapaces au monde planent majestueusement au plus près de ceux qui sont venus les observer, et captivent par leur envergure pouvant aisément dépasser les trois mètres. Seul le battement de leurs ailes résonne dans le canyon, et le cliquetis des appareils photo venus immortaliser cette rencontre improbable avec ces géants des airs.

Et randonner dans le Canyon est presque incontournable lors de votre visite. De nombreux treks sur deux ou trois jours y sont proposés, certains plus exigeants que d’autres, et vous mènent à des oasis cachées, comme le village de Sangalle, un écrin tropical aux allures de mirage au beau milieu du Canyon.

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