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Guide de voyage

Guide des îles Tuamotu

Guide complet des îles Tuamotu : archipel corallien aux confins du bleu

À mille lieux de l’agitation du monde, les Tuamotu vous accueillent dans une autre Polynésie. Ici, pas de montagnes ni de cascades grondantes mais des atolls posés sur l’océan comme des colliers de perles. Des rubans de sable blanc, des cocotiers à foison, des lagons d’un bleu presque irréel. Bienvenue dans le plus vaste ensemble d’atolls coralliens au monde.

Les Tuamotu, c’est l’envers du décor volcanique des Îles de la Société. Un monde à fleur d’eau, né de la lente subsidence et érosion des anciens volcans, où seuls les récifs persistent. C’est ici, dans ces cercles de corail surgis de nulle part, que Darwin vit l’un des grands mystères de l’océan.

Ici, la mer est partout. Elle nourrit, relie, façonne la vie quotidienne. Et elle émerveille : raies mantas, requins gris, bancs de poissons tropicaux, coraux éclatants… les fonds marins sont l’un des trésors les mieux gardés de l’archipel des Tuamotu. On vient aux Tuamotu pour plonger mais on y revient pour leur sérénité. Il n’y a pas de grosses routes, pas de feux tricolores, souvent pas même de voitures. Dans les villages, on parle encore le pa'umotu, la langue propre aux Tuamotu, bien différente du tahitien. Une langue douce, aux sonorités légères, transmise entre générations, même si le français et le reo tahiti gagnent du terrain. 

L’archipel des Tuamotu s’étire sur plus de 1 500 kilomètres et compte au moins 76 atolls. Une immensité fragmentée, souvent difficile d’accès, mais qui vous récompense par sa beauté brute. Parmi les plus connus, certains noms évoquent déjà des images : Rangiroa, Fakarava, Tikehau. Mais il y en a tant d’autres et chacun offre une variation unique sur le même thème d’un paradis préservé.

 Rangiroa , tortue.
 Rangiroa , vue aérienne

Rangiro, l’infini en lagon

Ici, la terre ne forme qu’un mince cercle autour d’un lagon immense, si vaste qu’il pourrait contenir l’île de Tahiti. C’est une mer intérieure, calme et bleue, que viennent troubler des passes mythiques. Entre ces ouvertures sur l’océan, des motu habités s’étendent comme un fil de sable. Dans les villages, comme Tiputa et Avatoru, la vie s’organise autour du lagon. Pour passer de l’un à l’autre, et aller au collège, au marché ou voir la famille, pas de pont : on monte à bord d’une barge à moteur. La traversée ne dure que quelques minutes, installée entre les cagettes, les glacières, les sacs de coprah et le vent salé. 
Sous l’eau, à la célèbre passe de Tiputa, les dauphins surgissent des vagues et, dans le bleu profond, raies mantas, requins, barracudas et tortues dansent entre les plongeurs.

Mais l’expérience ne se limite pas à la plongée : arrêtez-vous au Lagon Bleu pour une journée sur des motu déserts aux allures de carte postale. Ou partez découvrir les Sables Roses, un banc de sable qui surgit des eaux turquoise à marée basse. Plus insolite encore, visitez le vignoble corallien et goûtez un vin produit au milieu du Pacifique Sud, entre récifs et cocotiers.

Tikehau
Tikehau

Tikehau, l’atoll rose et paisible

Tikehau est une île pour ceux qui aiment le silence et la faune. Ses plages de sable rose, douces comme de la poudre de corail, bordent une lagune turquoise peuplée de poissons tropicaux. Faites un tour en pirogue jusqu’à la colonie d’oiseaux sur Motu Puarua : fous à pieds rouges, frégates et noddis y nichent par milliers. Dans le village de Tuherahera, vous croiserez des enfants à vélo, des pêcheurs réparant leurs filets et quelques maisons bordées de fleurs. Et un soir, laissez-vous glisser dans l’eau chaude du lagon pour une baignade au clair de lune, bercé par le silence. Tikehau est une invitation à la sérénité dans les Tuamotu.

Manihi
Manihi

Manihi, la pionnière des perles

Le premier berceau de la perle noire a gardé son âme artisanale. Le lagon est calme, protégé, idéal pour découvrir les gestes habiles du perliculteur. Montez à bord d’une petite pirogue et visitez une ferme perlière familiale : de la greffe de la nacre à la récolte, chaque étape vous sera expliquée. Au village de Turipaoa, les enfants jouent sur les quais, les femmes tressent des paniers à l’ombre des palmes et les rues sont bordées de maisons décorées par des bouées, des nacres et autres signes distinctifs de l’activité de perliculture. Le soir venu, laissez-vous tenter par un kaveu grillé, ce crabe de cocotier au goût subtil, trésor culinaire des Tuamotu.

Mataiva
Mataiva

Mataiva, le puzzle turquoise

À l’extrémité Ouest de l’archipel des Tuamotu, Mataiva étonne. Sa lagune est unique : compartimentée en bassins naturels, elle forme un damier bleu-vert visible depuis le ciel. Glissez-y en kayak ou nagez, palmes aux pieds, entre ses jardins de corail, entourés de poissons-cochers et de bénitiers géants. À terre, l’atoll se révèle plus verdoyant que ses voisins et on y cultive autant qu’on pêche : des fa’a’apu (plantations) riches de manioc et de fruits tropicaux s’étendent entre les fare et les cocotiers. Vous croiserez peut-être un habitant revenant de sa parcelle à vélo, un panier tressé posé sur le guidon. Visitez le marae de Papiro de Tu Paure, juste en face de l’île aux oiseaux, où trône encore la “le trône de Tu” et ne manquez pas Le Rocher de la Tortue, ou Ofai Taunoa, vestige d'un ancien récif corallien soulevé (feo). Il est connu pour sa forme particulière et est associé à des légendes locales.

Et puis, il y a Makemo, Takapoto et Takaroa, Ahe, Hao, Niau et tant d’autres. Des noms que peu de voyageurs ont entendus, mais que les Polynésiens prononcent avec tendresse. Sur les atolls reculés des Tuamotu, la vie suit d’autres règles. L’eau est dessalée, l’électricité parfois comptée, mais l’accueil y est immédiat, entier, souvent bouleversant. On vous invitera à partager un repas, on vous prêtera ce qu’il vous faut, on vous racontera les histoires du vent et des ancêtres. Dans ces atolls oubliés, vous découvrirez l’essence de la vie polynésienne. Loin de tout. Proche de l’essentiel.

Les Tuamotu ne se donnent pas facilement. Il faut les mériter : affronter les heures de vol, le manque de réseau, la lenteur des transports. Mais ce que vous recevrez en échange est d’une richesse inestimable. Peut-être que le vrai luxe, ici, c’est simplement de prendre le temps.

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