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Guide de voyage

Guide de Raiatea

Raiatea, le cœur sacré de la Polynésie

Raiatea n’est pas une île comme les autres. Elle est considérée comme le berceau de la culture mā’ohi, point de départ symbolique des grandes migrations polynésiennes à travers le Pacifique. Raiatea est aussi la deuxième île la plus peuplée de Polynésie française après Tahiti, et pourtant, elle reste discrète, loin du tumulte de Bora-Bora ou Moorea. Depuis le ciel, elle apparaît verte et compacte, ceinte d’un lagon qu’elle partage avec sa sœur Taha’a. À terre, elle s’anime doucement autour d’Uturoa, son petit port principal, cœur battant de l’île, où se mêlent quincailleries, boulangeries, petits snacks, stations-service et quais bordés de voiliers. Au marché, on vend poissons, fruits, bouquets de fleurs, on échange les nouvelles.

Que voir à Raiatea ? Marae Taputapuātea et le Mont Temehani

Mais pour comprendre Raiatea, il faut marcher jusqu’au marae Taputapuātea, sur la côte est, face à l’océan. Ce site sacré, inscrit à l’UNESCO, était autrefois le centre religieux, politique et culturel du monde mā’ohi et a rassemblé pendant 1000 ans chefs, prêtres et navigateurs du Pacifique. Ici, les dieux étaient célébrés, les alliances se nouaient entre îles, les pirogues partaient vers l’inconnu. Assis au bord des pierres, vous écouterez un guide raconter les légendes, les grands départs et vous sentirez peut-être, ici, le mana, cette force invisible qui relie les êtres, les lieux et les ancêtres. Le mont Temehani, plateau mystérieux, abrite un autre trésor : la tiare apetahi, une fleur endémique qui ne pousse nulle part ailleurs au monde, symbole fragile de l’île. On ne s’y aventure pas seul : un guide local est indispensable, pour trouver le bon chemin, comprendre l’histoire des lieux et surtout, respecter cet écosystème unique.

Découvrir Raiaeta par l’eau : lagon, rivière et motu paradisiaques

Raiatea se découvre aussi par l’eau. Vous pourrez remonter la Faaroa, seule rivière navigable de Polynésie, en glissant à l’ombre des fougères et des racines de pandanus. L’île n’a pas de longues plages publiques, mais beaucoup profitent des petites criques ou accèdent à l’eau depuis les rochers, parfois directement depuis leur hébergement. Et pour ceux qui rêvent de sable fin, une solution s’impose naturellement : partir explorer les motu, ces îlots du lagon où se cachent les plus belles plages. Vous partirez en bateau à leur rencontre, plongerez dans les jardins de corail ou rejoindrez Taha’a, l’île voisine où flottent les effluves de vanille. Le lagon s’anime au rythme des allers-retours quotidiens entre ces deux îles sœurs.

Si vous aimez la voile, Raiatea est un point de départ privilégié : catamarans, voiliers, pêche au large… tout commence ici, sur cette île que l’on surnomme l’île des navigateurs. Et si vous êtes là en octobre, vous pourrez assister à la célèbre Hawaiki Nui Va’a, cette grande course de pirogues qui relie chaque année Huahine, Raiatea, Taha’a et Bora Bora. Au cœur du Pacifique, berceau des anciens, complice des marins, gardienne d’un héritage vivant. Et c’est pour cela, sans doute, qu’elle touche autant ceux qui prennent le temps de la rencontrer.

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